Documentaire de 52 minutes. Tourné en HDV en août 2006. Sous-titré en français ou anglais. Regarder un extrait.
Projet
Le Proche-Orient est un espace surmédiatisé. Ce documentaire prétend se dégager des clichés : un camp de réfugiés est aussi une ville, les habitants ne font pas que survivre et y passer mais lui donnent un visage et une identité complexe. La Palestine n’est pas qu’un lieu d’affrontement, c’est aussi un espace de vie, d’échange et de création. Les territoires palestiniens sont en fait multiples comme les gens qui y vivent ; on ne se comporte pas de la même manière dans les camps de réfugiés du Nord, à Ramallah ou à Hébron.
Trois Palestiniens
Ahmad est peintre dans le camp de réfugiés de Faraa, au nord de la Cisjordanie. Comme la plupart des habitants du camp, il est originaire de Haïfa que sa famille a fuie en 1948. Il dessine pour que les enfants du camp n’oublient pas d’où ils viennent. Que savent-ils de leur origine ? Et comment imaginer Haïfa et la mer ?
Lorsqu’il organise la circulation, sur la place centrale de Ramallah, Raed semble danser. Il porte un bel uniforme, ses gestes vifs et gracieux sont précis et efficaces. Mais Raed travaille avant tout pour aider sa patrie, comme tous les Palestiniens, il souffre de l’enfermement. Et si tout le monde le connaît et l’apprécie, lui ne se sent pas comme les autres...
Nidal tient un commerce dans le centre d’Hébron, à proximité du tombeau d’Abraham que Juifs et Arabes se disputent. Sous la pression des colons juifs, la plupart des commerçants arabes ont quitté le quartier. Mais Nidal a décidé de rester. Les tensions sont nombreuses surtout le samedi lorsque les Juifs passent dans le souk protégés par les soldats. Surtout qu’aujourd’hui, le fils de Nidal se fait arrêter.
En rouge, les trois lieux de tournage.
